L'amour en poésie :

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Amour au vent

Le vent pousse, la mer tremble
sous les pas des amants
les dieux s'inclinent
les géants s'effondrent
le ciel se range.

Ils se tiennent debout face à face
et se serrent à se rompre
La tempête les bouscule
et eux, rient à se fendre.

Ils s'embrassent si profond
que les branches se crispent
Ils se palpent, ils se mangent
et les arbres rougissent.

Et le vent rugit, et la terre s'affaisse
les corps s'unissent et déchirent le ciel
Les ventres crient, se disloquent,
et le feu jaillit, et les chairs s'embrasent.

© Bertrand CLAUDE

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Illustration : amour au vent
Illustration : un baiser anodin

Un baiser anodin

(Écouter le poème)

Un baiser anodin
sur tes lèvres amoureuses
fond dans ta bouche, et tes jambes
fondent sous la terre, et ton ventre
fond sous mes mains

Un baiser anodin dresse effrontée
ma lance à ta hanche qui vendange
ma semence,
un baiser anodin

Un baiser anodin glisse
à ton calice
et défroisse les feuilles
de ta vigne,
un baiser anodin

© Bertrand CLAUDE

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Dans le creux de l'oreille

L'oreille est ton amie
qui jouit sans pareille
des mots qu'on lui murmure.

En son creux la bouche gourmande
dépose, comme une offrande,
quelque désir secret
qu'amants savourent sur leur chevet.

Les lèvres la frôlent et murmurent
les caresses particulières
que les amants cisèlent
ainsi que des chants de jouvence.

Elle sait traduire les "je t'aime"
quand les corps se mêlent de désirs
et que les mots s'échappent des gorges
ainsi que de doux farfadets nus,
friands de folies.

© Bertrand CLAUDE

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Illustration : dans le creux de l'oreille
Illustration : Délivrance

Délivrance

Dans un espace incandescent mais flou
brûlent des couleurs de tendresse
aux lumières explosives
C'est d'une femme qu'il s'agit
pour laquelle caresses et baisers
sont passions
pour laquelle les temps de douceur
ne servent qu'à l'ivresse
Dans un espace incandescent mais flou
brûlent des couleurs de tendresse
aux lumières explosives
Une femme s'est libérée
dans une chambre close
où soudain toutes les jouissances
ont percé le vide
Une femme s'est libérée
l'amour l'a prise
au plus profond de son corps.

© Bertrand CLAUDE

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Fantasme singulier

J'aimerais me couler au fond de ta gorge
pour y masser longtemps tes muscles meurtris
me glisser dans tes cuisses, dans tes reins
longer ton dos, le redresser doucement
J'aimerais avec ton sang
irriguer tout ton corps
vibrer dans ton ventre
gonfler à ton souffle
onduler en tes pieds
puis remonter à ton cerveau
vase clos ensommeillé
pour y jouir de tes rêves.

© Bertrand CLAUDE

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Illustration : fantasme singulier
Illustration : Les fils de ma moustache

Les fils de ma moustache

(Écouter le poème)

Un petit cœur très fort serré
Et les fils de ma moustache
patinent à bras raccourcis
Bing bang mon amour décroche
la lune, le soleil crie.

Doux, doux, mon amour, doux, doux
Crie, crie, mon amour, crie, crie
Doux cris, le soleil, la lune
sur ma moustache swinguent :
Les étoiles nous marient.

© Bertrand CLAUDE

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Jouissance

Pose tes mains sur l'arbre en colère
Tes joues seront au chevet de mes nuits
Je chercherai dans ta robe les plis des sans-souci
Je trouverai dans ta bouche l'humide jus du silence
J'aurai soif de tes yeux d'ambre

Pose tes doigts cirés sur la face sans ombre
Tes jambes me seront glissade
Tes bras se feront couverture
L'orage à ton ventre m'engendrera fontaine

Grimpe au zénith de mon enfance
Ta chevelure m'agacera le ventre
Étage par étage tu deviendras corps
Les tissus de convenance t'échapperont
Nous soulèverons ensemble le râle de la mer

Jette dans le feu tes fringues pleines de promesses
Ta chair m'immolera
Ta fraîcheur tant désirée jettera le monde
aux quatre coins de l'Univers

Baigne ton offrande dans les eaux fouisseuses
Tes pieds défailliront sur des sols emportés
Ton corps épongera les soupirs des lits solitaires
Ta poitrine abreuvera les champs de pierraille
Ton échine se pliera sous le vent caressant
qui souffle des îles volcaniques

© Bertrand CLAUDE

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Illustration : jouissance
Illustration : Au lever du jour

Au lever du jour

Personne ne sait jamais quelle main
la première a bougé ni qui lui rappelle
le premier chemin de l'éveil.
Mais chaque doigt fait son travail
et le coq se dresse
et l'étang se laisse fendre.
De doux murmures dérident les visages :
dans la chaleur du nid, les amants plongent
et nagent, longtemps embrassés.

© Bertrand CLAUDE

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Récréation aux fruits

(Écouter le poème)

Sur un repas succulent, les fruits
s'imposent, légers, lestes, gais,
juteux, jamais identiques,
toujours mêlant des goûts inimités,
laissant aux lèvres des saveurs
et aux cœurs de stimulantes ardeurs.

Selon les saisons, il faut s'emparer des grappes
à pleines mains ou les frôler de ses doigts fins
mais toujours s'agripper d'un geste souverain,
d'une prise amoureuse, à la tige spongieuse
pour l'éplucher avant que d'en tirer bombance.

Ainsi va la joie du ventre au cœur
et si d'aventure les fruits
sont bien mûrs,
quelques pépins en goguette
s'égailleront en joyeux batifoleurs
dans les vergers de l'abondance.

© Bertrand CLAUDE

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Illustration : Récréation aux fruits

Illustration : Récréation aux fruits

Illustration : Viens à mon bras

Viens à mon bras

Je ne veux pas de repos, je ne veux
ni sagesse, ni tempérance
Chaque jour est une surprise :
J'accorde le droit de grève
éternel
à l'Éternel !

Viens à mon bras, je t'emmènerai
dans le ciel des amants
On y traverse chaque jour le firmament.

Tout lieu, toute heure nous sont soumis
Seule règne ici la surprise :
ni toi, ni moi, ne saurons demain
ni où, ni comment nous unir.

Viens à mon bras, je t'emmènerai
dans le ciel des amants :
On y traverse chaque jour le firmament.

© Bertrand CLAUDE

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Vent du large

Si tu souffles sur le vent
et qu'il t'emporte d'un élan
Ne résiste pas, petit jupon
Qu'il t'englobe et te dérobe
puis qu'il décolle d'une cabriole
Ne chuinte ni ne geint
mais penche ton âme dans la sienne

Si tu souffles sur la braise
et refuses sa brûlure
Laisse le feu, petit ange
Qu'il enflamme la terre et s'apaise
sur les brindilles qu'il éclate
Les feux sont nés pour brûler
l'herbe des soupirs sous leurs pieds

Si tu souffles sur le fleuve
et qu'il s'érige en flots puissants
Ne te retourne pas, petit tendron
Ouvre tes écluses
de peur qu'il te fuie
Les flots des fleuves toujours s'épanchent
vers les granges promises

Et si tu souffles le sommeil
sur un corps qui s'émerveille
Si les abeilles ne butinent
que le plus tard et les demains
Laisse libres la forge et la mer
le sang et le soleil
Les navires naissent, petite âme
pour naviguer.

© Bertrand CLAUDE

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Illustration : Vent du large

Illustration : Vent du large

Illustration : Vent du large

Illustration : Mon oiseau libre

Mon oiseau libre

Mon oiseau libre
aux ailes de cendres
Ma hutte d'ombres
aux éclairs de carton
Ma soumise révoltée
aux armes de caoutchouc
Ma frange scélérate
aux clairs-obscurs embourbés
J'entre dans l'amour par la porte incomprise
Tu dévores à mains nues les bougies silencieuses
Les spectres du tendre ont la passion dans tes yeux

L'organe à l'organe a lié son errance
J'ai la lance et toi l'incohérence des fusions
Tes yeux souffrent encore à la lumière des vertiges
J'entre dans ton souffle les lèvres prisonnières
J'érige des torrents
sucres d'orge dans les gouffres abyssaux
Mon ventre à ton ventre est un hymne
aux accents gutturaux.

© Bertrand CLAUDE

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© Bertrand CLAUDE